Devenir franc-maçon

L'entrée en franc-maçonnerie suit une procédure longue, comparable dans toutes les obédiences malgré leurs différences doctrinales. Elle prend en général de six mois à deux ans entre la première demande et l'initiation.

Candidature

Deux voies existent. Le parrainage, où un membre présente le candidat, reste la plus fréquente. La demande spontanée, adressée au siège de l'obédience, est admise partout et ne constitue pas un handicap : les obédiences publient toutes un formulaire à cet effet. Les conditions formelles sont minces : être majeur, jouir de ses droits civiques, et pour les obédiences dites régulières, déclarer une croyance en un principe supérieur.

Enquêtes

Trois membres de la loge rencontrent séparément le candidat, chez lui ou en terrain neutre, et rédigent chacun un rapport. Ces entretiens portent sur le parcours, les motivations, la situation familiale et professionnelle, et la capacité à tenir un engagement de longue durée. Ils ne sont pas un examen de connaissances : aucune lecture préalable n'est requise.

Passage sous le bandeau

Le candidat est ensuite reçu en loge, les yeux bandés, et répond aux questions des membres présents. Le bandeau garantit qu'il ne connaîtra pas l'identité de ceux qui le questionnent s'il n'est pas admis. Le vote suit, à bulletins secrets, et il est en général exigé qu'aucune boule noire ne s'y trouve, une seule opposition suffisant à ajourner la candidature dans beaucoup de loges.

Initiation

La cérémonie d'initiation dure plusieurs heures et fait passer le candidat par une série d'épreuves symboliques. Il prête ensuite un engagement et reçoit le tablier d'apprenti. Le détail du rituel n'est pas divulgué, non par goût du secret mais parce que la connaissance préalable annulerait l'effet recherché, qui est celui d'une expérience vécue et non d'un savoir transmis.

Engagement

Il faut compter deux tenues par mois, une préparation écrite plusieurs fois par an, et une cotisation annuelle qui varie de deux cents à six cents euros selon les obédiences et les loges. Le point le plus souvent sous-estimé est la durée : le parcours des trois grades demande au minimum trois ans, et la vie de loge suppose une régularité que les absences répétées rendent impossible.